La prime d'activité aux apprentis inquiète

Très récemment le gouvernement annonçait sa volonté de permettre aux étudiants salariés et apprentis de bénéficier de la prime d'activité, sous conditions de ressources. Une initiative que dénonce plusieurs associations au prétexte qu'elle crée des inégalités.

Au mois d'avril 2015 le gouvernement énonçait une série de nouvelles mesures ayant entre autres pour but d'améliorer les conditions de vie des jeunes, telle la possibilité pour ceux-ci de bénéficier de la prime d'activité. Cette prime remplacera à partir de 2016 la prime pour l'emploi et le RSA-activité comme complément de revenus à un petit salaire. Un amendement au projet de loi sur le dialogue social présenté en conseil des ministres le 22 avril, permettra également aux étudiants salariés et aux apprentis de pouvoir en bénéficier, sous certaines conditions de ressources. Ces derniers devront en effet toucher un salaire mensuel d'au moins 0,8 Smic, soit 1.165 euros brut, et 900 euros nets environ par mois, pour pouvoir prétendre à la prime d'activité. De nombreuses associations se sont inquiétées de ces conditions qu'elles jugent discriminatoire puisque les jeunes actifs peuvent en bénéficier à partir du premier euro d'activité. Selon elles ce système à deux vitesses doit être supprimé et un accès "plein et entier" est réclamé pour tous les jeunes actifs, apprentis et étudiants salariés. Mais appliquer ce qu'elles demandent imposerait au gouvernement de débloquer beaucoup plus d'argent.

1 milliard d'euro à débloquer

Permettre aux apprentis et étudiants salariés de bénéficier de la prime d'activité dés leur premier euro d'activité nécessiterait de rajouter 1 milliard d'euros aux 4 milliards déjà prévus. Une augmentation que le gouvernement ne peut pas se permettre. Toutefois ce dernier réfléchie à des solutions pour permettre de réaliser le souhait des associations et organisations mécontentes. En effet il envisage de baisser d'environ 10 euros le montant mensuel de la prime initialement prévu et de durcir les critères d'attribution pour les jeunes. Ceci reste à l'heure actuelle la seule solution appliquable. Rappelons que le projet de loi sur le dialogue sociale en procédure accélérée doit être adopté avant la fin du mois de juillet.

Date : 29/04/2015

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