Journée de mobilisation pour l'emploi et l'apprentissage

Le 12 mai se tenait la Journée de mobilisation pour l'emploi, donnée par le Premier ministre. L'apprentissage y sera largement abordé, avec des propositions visant à développer la filière.

Le 12 mai 2015 le Premier ministre Manuel Valls recevait les présidents des régions et les partenaires sociaux, pour une « journée de mobilisation pour l'emploi ». Il y fut également question de l'apprentissage qui connaît un déclin certain, alors même que le gouvernement souhaite atteindre un objectif de 500 000 apprentis en 2017. L'Association des Régions de France (ARF) était également présente et a pu donner ses propres propositions afin d'atteindre cet objectif. Ce fut également l'occasion pour celle-ci de répondre aux dernières déclarations de Pierre Gattaz, président du Medef, qui affirmait que 16 régions métropolitaines sur 22 avaient présenté des budgets à la baisse en faveur de l'apprentissage. « Contrairement aux affirmations du Medef, l'effort des Régions en faveur de l'apprentissage est en augmentation en 2015 par rapport à 2014 et ce, malgré la baisse des effectifs d'apprentis. La baisse optique des budgets dans certaines régions résulte du changement par l'Etat du régime des primes en 2015. La prime étant dorénavant réservée aux employeurs de moins de 11 salariés. Aussi, c'est la dotation de l'Etat qui a baissé », Alain Rousset, président de l'ARF et de la région Aquitaine.

Des idées pour optimiser l'apprentissage

Dans un 1er temps l'ARF souhaite retarder d'un an l'obligation pour les branches professionnelles de conclure un accord avec les syndicats sur le développement de l'alternance et de l'apprentissage. En effet jusqu'à présent très peu d'accords ont été conclus, or ce n'est que par ce biais que les entreprises de moins de 250 salariés peuvent bénéficier de la nouvelle prime de 1.000 euros prévue en cas d'embauche d'un apprenti. De plus l'ARF propose la mise en place d'un seul accord national afin de simplifier les opérations pour le secteur de l'artisanat qui relève de nombreuses branches professionnelles. D'autre part l'ARF estime qu'une réforme du Bac professionnel en trois ans est indispensable, le jugeant trop long pour les entreprises qui ne peuvent pas toujours assumer un alternant pour autant de temps. L'association souhaite également aborder le problème des ruptures anticipées des contrats d'apprentissage qui peuvent représenter jusqu'à 35% du total dans certains secteurs. Des sessions de préparation à l'apprentissage et une meilleure politique d'orientation sont à envisager sérieusement. Pour finir l'ARF insiste sur l'importance du développement de l'apprentissage dans la fonction publique, sachant que le gouvernement s'est fixé comme objectif d'atteindre les 4.000 apprentis dans la fonction publique d'Etat en septembre 2015 et 10.000 en septembre 2016, contre 700 environ en 2014.

Date : 20/05/2015

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